Le sous-marin sous le toit

Übersetzung – Traduction

On sonne chez Christiane; trois petits coups brefs et un plus long. Ça, c’est le signal de Leduc. Christiane à déjà ouvert la porte. “Cette fois, c’est lui, maman, j’y vais!” Elle descend l’escalier en courant et lance un “salut, Leduc!” au garçon qui l’attend en bas, sur son vélo.  Es läutet bei Christiane; drei kleine, kurze Schläge und ein längerer. Das, das ist das Signal von Leduc. Christiane hat schon die Türe geöffnet. “Dieses Mal er ist es, Mami, ich gehe runter. Sie steigt rennend die Treppe herunter und ruft dem Jungen, der unten auf seinem Velo wartet ein “Hallo Leduc!” entgegen. 
Il ne s’appelle pas vraiment Leduc, mais Yves. Il joue du saxophone comme Barbara Thompson… ou prèsque. Et quand il ne joue pas, il se repose en écoutant les disques de son idole. Il les collectionne, bien sûr. Le dernier disque, il l’a eu en gagnant un pari: il a répété dix fois de suite à toute vitesse: “Les chaussettes de l’archiduchesse sont sèches, archisèches.” Sans se tromper! C’est pour ça que, maintenant, on l’appelle Leduc.  Er heisst nicht wirklich Leduc, sondern Yves. Er spielt Saxophon wie Barbara Thompson… oder beinahe. Und wenn er nicht spielt, ruht er sich aus und hört Platten von seinem Idol. Er sammelt sie, klar. Die letzte Platte hat er bekommen als er eine Wette gewonnen hat: Er hat zehn mal hintereinander mit voller Geschwindigkeit wiederholt: “Die Schuhe der Erzherzogin sind trocken, erztrocken.” Ohne sich zu versprechen. Deswegen nennt man ihn jetzt Leduc. 
D’ailleurs c’est sûrement son saxo qu’il a mis dans cette grande boîte, là sur son porte-bagages, pense Christiane. Elle pédale un peu plus vite pour mieux voir. Mais avec cette circulation et la nuit qui tombe, ce n’est pas facile. Alors, au milieu du bruit des voitures et des motos, elle crie: “Leduc, tu as pris ton saxo?” Devant elle, Leduc répond en faisant “non” de la tête.
– Alors, il y a quoi dans la boîte?
– Un cadeau pour Mathieu.
Christiane connaît bien Leduc: quand il ne veut rien dire, il ne dit rien. Elle continue de pédaler en pensant à la soirée qu’ils vont passer chez leur copain Mathieu! Quel veinard, ce Mathieu! Depuis hier, il habite une mansarde. Son sous-marin, comme il dit. Son bazar, comme dit sa mère. 
Übrigens ist es sicherlich sein Saxo, das er in dieser grossen Schachtel gelegt hat, da auf seinem Gepäckträger, denkt Christiane. Sie fährt etwas schneller, um besser zu sehen. Aber bei diesem Verkehr und der Dämmerung ist es nicht einfach. Also schreit sie mitten im Auto- und Motorradlärm: “Leduc, hast du dein Saxo mitgenommen?” Vor ihr antwortet Leduc, indem er “nein” mit dem Kopf macht.
– Also was hat es denn in der Schachtel?
– Ein Geschenk für Mathieu.
Christiane kennt Leduc gut: wenn er nichts sagen will, sagt er nichts. Sie fährt mit dem Treten fort und denkt an den Abend, den sie bei ihrem Freund Mathieu verbringen werden. Welcher Glückspilz, dieser Mathieu! Seit gestern wohnt er in einer Mansarde. Sein U-Boot, wie er sagt. Sein Durcheinander, wie seine Mutter sagt. 
Rue des Capucins 14. On y est. Ah! ces immeubles sans ascenseur! Il faut monter cinq étages à pied. En passant devant les portes des appartements, Christiane et Leduc entendent de la musique, des bruits de vaisselle et de voix. Troixième étage, quatrième. L’escalier continue encore un peu. Les voilè à l’étage des greniers, sur un beau tapis rouge qui s’arrête devant l’entrée du sous-marin. La porte peinte en gris argent, n’est pas tout à fait fermée.  Kapuziner-Strasse 14. Man ist hier angekommen. Ah, diese Wohnhäuser ohne Lift! Man muss zu Fuss fünf Stockwerke steigen. Beim Vorbeigehen an den Wohnungstüren hören Christiane und Leduc Musik, Geschirr und Stimmen. Dritte Etage, vierte. Die Treppe führt noch etwas weiter hoch. Sie sind nun in der Estrich-Etage, auf einem schönen roten Teppich, der vor der Türe zum U-Boot aufhört. Die Tür ist in grau-silber angemalt und ist nicht ganz geschlossen. 
– Ooooooh! C’est drôlement chouette! fait Leduc en la poussant. Christiane ouvre de grands yeux: elle n’a jamais vu ça. Mathieu a tapissé la chambre d’un papier gris métallique en laissant de grandes fenêtres ovales à gauche et à droite, et même au plafond. On y voit des poissons merveilleux qui nagent dans une mer bleu nuit. L’armoire, la table, tout est bleu nuit et gris métallique.– Ce n’est pas une table, c’est le tableau de commande, corrige Mathieu. Pas mal hein? Venez, on va fêter ça: il y a des verres et des bouteilles dans l’armoire.
Les trois amis s’installent sur le lit couvert de coussins, de journaux, de boîtes de peinture et de pots de yoghurt vides, de chiffons, de pinceaux, de cassettes, de cahiers. Christiane a eu la bonne idée d’apporter un gâteau.
– Elle a encore voulu essayer une nouvelle recette. Résultat: c’est immangeable, c’est du béton, dit Leduc en prenant son quatrième morceau.
Christiane ne s’en fait pas. Elle a l’habitude des compliments de son ami.
– Alors, arrête de manger, dit-elle en se levant pour aller chercher la grosse boîte là-bas, sous le tableau de commande. 
Oh! das ist so toll! sagt Leduc und drückte sie auf. Christiane öffnet gross die Augen: sie hat noch nie sowas gesehen! Mathieu hat das Zimmer mit metallisch-grauem Papier tapeziert und hat grosse, ovale Fenster links und rechts offengelassen, sogar an der Decke. Man sieht dort wunderbare Fische, die im nacht-blauen Meer schwimmen. Der Schrank, der Tisch, alles ist nacht-blau und metallisch grau.– Das ist kein Tisch, das ist das Kommandopult, korrigiert Mathieu. Nicht schlecht, oder? Kommt, wir wollen das feiern: es hat Gläser und Flaschen im Schrank. Die drei Freunde machen es sich auf dem Bett bequem, das bedeckt ist mit Kissen, Zeitungen, Farbkübeln und leeren Joghurtbechern, mit Schwämmen, Pinseln, Kassetten, Heften. Christiane hat eine gute Idee gehabt, einen Kuchen mitzubringen.
– Sie hat noch ein neues Rezept ausprobieren wollen. Ergebnis: es ist nicht essbar, es ist Beton, sagt Leduc und nimmt sein viertes Stück. Christiane macht sich nichts draus. Sie ist sich die Komplimente von ihrem Freund gewöhnt.
– Also hör auf zu essen, sagt sie und steht auf, um die grosse Schachtel unter dem Kommandopult zu holen. 
– Vas-y, Monsieur Thompson, joue-nous le dernier tube de ta Barbara ! lance Mathieu en ouvrant la boite.

– Mais ! … c’est un périscope ! crie-t-il. Maintenant on est vraiment dans un sous-marin ! Merci, Leduc, tu es génial, tu sais !

Christiane est encore plus heureuse que Mathieu : c’est pour bricoler un périscope que Leduc est resté toute une semaine sans la voir…

– Il faut l’installer ici, au-dessus du tableau de commande, dit Mathieu tout excité, maintenant, tout de suite !

– D’accord. Mais… comment ?

– En utilisant l’ancien conduit de la cheminée qui a été suprimée.

– Génial ! Tu es gé-nial !

Et il grimpe sur une échelle.

Los, Herr Thompson, spiele uns den letzten Hit von deiner Barbara! sagt Mathieu und macht die Schachtel auf.
– Aber… das ist ein Periskop! schreit er.
Jetzt ist man wirklich in einem U-Boot! Danke, Leduc, du bist genial, weisst du?
Christiane ist noch glücklicher als Mathieu: weil Leduc ein Periskop gebastelt hat, ist er eine ganze Woche ohne sie zu sehen (treffen)…
– man muss es hier über dem Kommandopult installieren, sagt Mathieu ganz aufgeregt, jetzt, sofort!
– Einverstanden. Aber… wie?
– Indem wir das alte Rohr der Heizung benützen, die entfernt worden ist.
– Genial, du bist ge-nial!
Und er klettert auf eine Leiter.
Vingt minutes plus tard, le capitaine et son équipage observent les toits du quartier et les fenêtres allumées.
– Hé! ne poussez pas, quoi ! Chacun son tour!
– Tu fais une drôle de tête. Qu’est-ce qu’il y a?
– Regarde un peu, Mathieu!
En effet, sur une terrasse éclairée, il y a un homme – c’est le père Bernasconi.
– Ah! non, ce n’est pas possible, le père Bernasconi en train de … je ne peux pas le croire!
Laissez-moi regarder, supplie Christiane. Qu’est-ce qu’il fait, le père Bernasconi?
– Il joue avec des chats ! Il y en a au moins dix.
– Des chats, mais il les déteste, s’étonne Mathieu, il a déclaré un jour qu’il allait tuer tous les chats du quartier.
– Et quand tous les chats du quartier ont commencé à disparaître, on l’a accusé, alors qu’il les avait simplement kidnappés! Mon cher Watson, voilà un mystère éclairci.
Zwanzig Minuten später beobachten der Kapitän und seine Crew die Dächer des Quartiers und die erleuchteten Fenster.
He, drängelt nicht, jeder kommt dran!
– Du machst ein komisches Gesicht. Was gibt’s?
– Schau ein bisschen, Mathieu!
Tatsächlich, auf der erhellten Terrasse ist ein Mann, es ist Vater Bernasconi.
– Ach nein, das ist nicht möglich, der Vater Bernasconi beim … ich kann es nicht glauben!
Lasst mich schauen, fleht Christiane. Was macht er der Vater Bernasconi?
– Er spielt mit Katzen! Er hat mindestens zehn.
– Aber er hasst doch Katzen, erstaunt sich Mathieu, er hat eines Tages erklärt, dass er alle Katzen des Quartiers töten werde.
– Und als alle Katzen des Quartiers allmählich verschwanden, hat man ihn beschuldigt, obwohl er sie nur entführt hat! Mein lieber Watson, da ist ein Geheimnis gelüftet. 

Vocabulaire

Les Verbes de ce texte

accuser
aller
allumer
apporter
arrêter
attendre
bricoler
chercher
collectionner
commencer
connaître
continuer
corriger
courir
couvrir
crier
croire
déclarer
descendre
détester
dire
disparaître
écouter
entendre
essayer
faire
falloir
fermer
fêter
gagner
grimper
habiter
installer
jouer
laisser
lancer
manger
mettre
monter
nager
observer
ouvrir
passer
pédaler
penser
pousser
pouvoir
prendre
regarder
répéter
répondre
s’appeler
s’arrêter
s’étonner

s’installer
se lever
se reposer
se tromper
sonner
supprimer
tapisser
tomber
tuer
utiliser
venir
voir
vouloir

Le Gérondif