Les châteaux qui durent ne l’interessaient pas

Etape 24 – Bonne Chance

Texte Française Deutsche Übersetzung
En Hollande il y avait un employé de bureau – Pieter Wiesmar – qui travaillait toute la semaine en se demandant s’il allait faire beau temps dimanche, au bord de la mer, du côté de Haarlem.  In Holland gab es einen Büroangestellten – Pieter Wiesmar – der die ganze Woche arbeitete und sich fragte, ob es am Sonntag am Strand bei Haarlem schönes Wetter werden wird.
Du côté de Harlem, les gens se disaient que ça allait être un beau dimanche en le voyant arriver sur la plage, «leur» Pieter. Pensez! Depuis des années, il revenait toujours, même pendant les vacances. Alors, il était un peu à eux… In Haarlem sagten die Menschen, dass es am Sonntag schönes Wetter werden wird, wenn sie ihn am Strand ankommen sahen, “ihren” Pieter. Denken Sie! Seit Jahren kam er immer zurück, sogar während der Ferien. Also gehörte er ein bisschen ihnen…
Quelques-uns pensaient sûrement qu’il était un peu fou, cet homme: à quarante ans, il s’amusait sur la plage comme un gamin, en faisant des châteaux de sable… Einige dachten sicherlich, dass er ein bisschen verrückt sei, dieser Mann: mit 40 Jahren amüsierte er sich am Strand wie ein Lausbub beim Machen von Sandschlössern…
Oui, mais quels châteaux! Des châteaux merveilleux, des châteaux fantastiques qui pouvaient mesurer jusqu’à 1m 40. Mais ils duraient un jour, une nuit seulement parce qu’il y avait le vent, la pluie et la mer… Alors, il ne restait rien: une photo peut-être… Ja, aber was für Schlösser! Wunderbare, fantastische Schlösser, die bis 1 Meter 40cm hoch sein konnten. Aber sie dauerten nur einen Tag oder eine Nacht, weil es dort Wind hatte, Regen und das Meer… Also blieb (danach) nichts: vielleicht ein Foto.
Quel dommage, disaient les gens. Mais Pieter trouvait que c’était très bien comme ça: les châteaux qui durent le l’intéressaient pas. Ce qui l’intéressait, c’était construire, construire le monde – toujours nouveau – qu’il portait en lui.  Wie schade, sagten die Menschen. Aber Pieter fand, dass das so sehr gut sei: die Schlösser, welche überdauerten, interessierten ihn nicht. Das, was ihn interessierte, war das Konstruieren, die Welt bauen, die er in sich trug – immer wieder neu.
Quand il revenait avec son arrosoir, sa plaquette de bois et son couteau de cuisine, c’était toujours la première fois, c’était toujours son premier château. Pourtant, il en avait déjà construit plus de 120.  Wenn er wiederkam mit seiner Giesskanne, seiner Holzplacette und seinem Küchenmesser, war es immer das erste Mal, es war immer sein erstes Schloss. Obwohl er bereits mehr als 120 gebaut hatte.